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De l’utilisation de la bioarchéologie pour la compréhension des architectures funéraires dans les sépultures médiévales

Stéphanie Desbrosse-Degobertière, Cécile Paresys, Cécilia Cammas, Pascal Verdin. De l’utilisation de la bioarchéologie pour la compréhension des architectures funéraires dans les sépultures médiévales. Bioarchéologie : minimums méthodologiques, référentiels communs et nouvelles approches. 4e séminaire scientifique et technique de l’Inrap, Nov 2019, Sélestat, France. 2019. ⟨10.34692/4a2d-xn44⟩. ⟨hal-02879647⟩

Au cours des 15 dernières années, la fouille des sépultures médiévales en région Champagne‐Ardenne a été confrontée à un fait récurrent. En effet, plusieurs squelettes ne reposaient pas sur le fond de fosse mais sur 5 à 10 cm de sédiment. Le sous‐sol crayeux de la région rend aisé la lecture des limites de structure et aucune ambiguïté sur le niveau de fond de fosse ne peut être invoquée. Par ailleurs, ce fait n’est pas constaté pour les sépultures d’autres périodes. Un protocole de prélèvement de ce sédiment a donc été mis au point. Ainsi d’une part, un prélèvement de ces sédiments en mottes a été effectué en vue d’analyses micromorphologiques par Cécilia Camas. D’autre part des prélèvements en « vrac » ont été effectués en vue d’analyses des phytolithes par Pascal Verdin. Le poster présentera les résultats obtenus sur des tombes provenant de 3 sites différents (Saint‐Parres‐aux‐Tertres (Aube), Pont‐sur‐Seine (Aube), Esclavolles‐Lurey (Marne)). Nous verrons ainsi qu’un phénomène identique (corps qui repose sur plusieurs cm de sédiment) peut avoir des origines différentes, y compris chronologiques. Ainsi dans certains cas, la présence de végétaux sous le corps peut expliquer cette surélévation. Dans d’autres cas, celle‐ci s’explique par un apport sédimentaire anthropique. Ces analyses encore rares dans les tombes limitent les comparaisons et les synthèses mais elles offrent de réelles perspectives d’étude.


Stéphanie DESBROSSE-DEGOBERTIÈRE – archéoanthropologue, Inrap ; Cécile PARESYS – archéoanthropologue, Inrap ; Cécilia CAMMAS – géoarchéologue, Inrap ; Pascal VERDIN – archéobotaniste, Inrap



Présentation orale du poster :

Stéphanie Desbrosse-Degobertière, Cécile Paresys. INRAP. (2019, 29 novembre). De l’utilisation de la bioarchéologie pour la compréhension des architectures funéraires dans les sépultures médiévales , in Bioarchéologie : minimums méthodologiques, référentiels communs et nouvelles approches. [Vidéo]. Canal-U. https://doi.org/10.60527/6k42-cg36.


Poster à l’origine de l’article suivant :

Stéphanie Desbrosse-Degobertière, Cécile Paresys, Cécilia Cammas, Pascal Verdin. De l’utilisation de la bioarchéologie pour la compréhension des architectures funéraires dans les sépultures médiévales. Carine Carpentier; Rose-Marie Arbogast; Philippe Kuchler. Bioarchéologie : minimums méthodologiques, référentiels communs et nouvelles approches : Actes du 4e séminaire scientifique et technique de l’Inrap, 28-29 nov. 2019, Sélestat, Inrap, 8 p., 2020. ⟨10.34692/k366-v604⟩. ⟨hal-03079124⟩ [billet]


OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Inrap (24 juin 2020). De l’utilisation de la bioarchéologie pour la compréhension des architectures funéraires dans les sépultures médiévales. Rencontres scientifiques et techniques de l'Inrap. Consulté le 17 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16kt7


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