Décrire certains traits essentiels du sol pour un meilleur échantillonnage bioarchéologique : exemples et rôle de la formation sur les sols
Kai Fechner, Frédéric Broes, Pascale Chevillot, Viviane Clavel, Adrien Gonnet, et al.. Décrire certains traits essentiels du sol pour un meilleur échantillonnage bioarchéologique : exemples et rôle de la formation sur les sols. Bioarchéologie : minimums méthodologiques, référentiels communs et nouvelles approches – 4e séminaire scientifique et technique de l’Inrap, Carine Carpentier; Rose-Marie Arbogast; Philippe Kuchler, Nov 2019, Sélestat, France. 26 p., 2025. ⟨10.34692/22w8-1097⟩. ⟨hal-05000947⟩
Sur les chantiers, il est fréquent que le géoarchéologue joue un rôle central pour évaluer le potentiel de conservation des restes bioarchéologiques et pour orienter le responsable d’opération en matière de prélèvements et d’étude. L’un des aspects importants, traité ici, est celui des phénomènes diagnostiques liées aux différenciations et transformations au sein des dépôts sédimentaires et dont certains peuvent être reconnus par l’ensemble de la communauté archéologique, archéologues comme spécialistes des sciences naturelles. Une formation interne d’une à deux journées est proposée depuis dix ans année par un ensemble de pédologues « de terrain » et géomorphologues intéressés par cette discipline, à l’Inrap, comme dans plusieurs universités françaises, suisses et belges. Elle vise à promouvoir la formation de non-géoarchéologues et une extension des connaissances communes. Profitant de la dimension nationale de l’Inrap, la formation vise à instruire de manière simple et transversale les collègues à une description qui prend en compte la texture, les caractéristiques chimiques de base (p. ex. acide ou calcaire) et 13 traits diagnostiques jugés essentiels pour les relevés et descriptions sur le terrain des archéologues. Ces traits ont été choisis sur la base de travaux menés à l’échelle des territoires français, luxembourgeois et belges et sont considérés, à ce stade, comme les plus utiles et les moins sujets à confusion, une fois bien fixés lors de la formation. La non–prise en compte de tels traits pose plusieurs problèmes, dont la confusion entre phénomènes pédologiques et unités stratigraphiques dans les relevés, tout comme la description erronée de certaines couches sédimentaires et traces pédologiques. Enfin, on se prive de certains traits particulièrement utiles à la compréhension et à l’échantillonnage, pourtant à portée de main pour l’interprétation des structures et couches archéologiques. La reconnaissance de ces configurations exceptionnelles, par les archéologues, encourage la venue sur le terrain des spécialistes, que ce soit pour un échantillonnage bioarchéologique ou géoarchéologique.
On archaeological sites, it is common for the geoarchaeologist to play a central role in assessing the preservation potential of bioarchaeological remains and in guiding the excavation director regarding sampling strategies and study approaches. One important aspect, addressed here, concerns diagnostic phenomena related to differentiation and transformation within sedimentary deposits—phenomena that can, in some cases, be recognized by the broader archaeological community, including both archaeologists and natural science specialists. For the past ten years, a one- to two-day internal training session has been offered by a group of field-oriented soil scientists and geomorphologists interested in this discipline, both at Inrap and in several French, Swiss, and Belgian universities. Its goal is to promote the training of non-geoarchaeologists and to expand shared knowledge. Taking advantage of Inrap’s national reach, the training aims to provide colleagues with a simple and cross-disciplinary introduction to describing sediments based on texture, basic chemical characteristics (e.g., acidic or calcareous), and 13 diagnostic features considered essential for archaeological field recording and description. These features were selected based on research conducted across France, Luxembourg, and Belgium, and are, at this stage, regarded as the most useful and least ambiguous—once properly learned during training. Failure to take such features into account leads to several issues, including confusion between pedological phenomena and stratigraphic units in section drawings, as well as misinterpretation of certain sedimentary layers and soil traces. Ultimately, this oversight deprives archaeologists of features that are highly useful for understanding and sampling archaeological structures and layers, even though these features are readily accessible for interpretation. The ability of archaeologists to recognize these exceptional configurations encourages the involvement of specialists in the field, whether for bioarchaeological or geoarchaeological sampling.
Kai FECHNER – pédologue/géomorphologue, Inrap, UMR 7041 Arscan, UMR 7362 LIVE ; Frédéric BROËS – pédologue/géomorphologue, Inrap, Universiteit Gent ; Pascale CHEVILLOT – géoarchéologue, Inrap ; Viviane CLAVEL – technicienne de recherche archéologique, Inrap ; Adrien GONNET – géomorphologue, Inrap, UMR 6266 IDEES ; Morgan LIARD – géoarchéologue, Inrap, UMR 6042 GEOLAB
Article faisant suite à la communication suivante :
Kai Fechner, Frédéric Broes, Pascale Chevillot, Viviane Clavel, Morgane Liard. INRAP. (2019, 29 novembre). De l’intérêt de compléter la description des couches archéologiques en vue d’obtenir un meilleur échantillonnage bioarchéologique : rôle d’une formation sur quelques traits pédologiques essentiels , in Bioarchéologie : minimums méthodologiques, référentiels communs et nouvelles approches. [Vidéo]. Canal-U. https://doi.org/10.60527/ny69-fk60.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Inrap (26 mars 2025). Décrire certains traits essentiels du sol pour un meilleur échantillonnage bioarchéologique : exemples et rôle de la formation sur les sols. Rencontres scientifiques et techniques de l'Inrap. Consulté le 8 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/ujxg
