Étiqueté : potentiel archéologique
Gabriel Chamaux, Quentin Borderie, Émilie Fencke, Olivier Labat, Jean-Yves Noël, et al.. Le diagnostic archéologique : un outil de recherche et de prospective en Eure-et-Loir. Le diagnostic comme outil de recherche : 2e séminaire scientifique...
L’archéologie et la géologie entretiennent des liens étroits. Outre une démarche stratigraphique commune, l’archéologue doit connaître l’histoire paléoenvironnementale et le cadre géologique de la région pour appréhender la taphonomie des vestiges et les interactions entre les sociétés passées et leur environnement. L’ensemble des données (stratigraphiques, morphologiques, hydrographiques, chronologiques…) peuvent être compilées sous la forme d’une carte des formations géologiques superficielles. Nous présentons deux exemples de ce type de représentation à grande échelle : sur une petite région (Lille) et sur une opération (Dourges) avec une démarche spécifique de collecte de données préalablement au diagnostic.
Cet article se propose de décrire les principales missions du géomorphologue dans le cadre de son intervention lors des diagnostics archéologiques. Le point de vue développé ici a beaucoup bénéficié de discussions avec des responsables d’opération au cours d’une dizaine d’années de pratique. À ce titre, il reflète le fonctionnement en usage dans la région de l’Aquitaine. Le problème des « cartes de potentialités » est ensuite abordé à la lumière de quelques exemples récents de diagnostics sur de grands tracés linéaires. Pour finir, sont développés quelques aspects susceptibles de renforcer l’intérêt du travail de géomorphologie réalisé à l’Inrap.